" Merci à Maurice SCHUYER, membre des Céphéïdes, qui inscrit à ESA France, reçoit des infos de cet organisme. Il nous fait ainsi l'amitié de nous les communiquer pour  les diffuser sur le blog des Céphéïdes. "

 

http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Swarm_revele_les_changements_du_magnetisme_terrestre

19 juin 2014,

Le premier ensemble de résultats haute-résolution obtenus par la constellation de trois satellites Swarm de l’ESA révèle les changements les plus récents du champ magnétique qui protège notre planète.

Lancé en novembre 2013, Swarm fournit un aperçu sans précédent des rouages complexes du champ magnétique terrestre, qui nous protège des rayons cosmiques et des particules chargées qui nous bombardent.

June_2014_magnetic_field_medium

Le champ magnétique en juin 2014

Les mesures effectuées sur les six derniers mois confirment la tendance à l’affaiblissement du champ magnétique, dont le déclin est le plus spectaculaire sur l’hémisphère occidental.

Mais dans d’autres zones, par exemple le sud de l’Océan Indien, le champ magnétique s’est renforcé depuis le mois de janvier.

Les mesures les plus récentes confirment également que le nord magnétique se déplace vers la Sibérie.

Ces changements sont basés sur les signaux magnétiques provenant du noyau terrestre. Les scientifiques vont analyser les données pendant les prochains mois pour démêler les contributions magnétiques provenant d’autres sources, telles que le manteau, la croûte, les océans, l’ionosphère et la magnétosphère.

Cela fournira un nouvel éclairage sur de nombreux processus naturels, depuis ceux qui ce produisent au plus profond de notre planète à la météorologie spatiale provoquée par l’activité solaire. En retour, ces informations permettront de mieux comprendre pourquoi le champ magnétique terrestre s’affaiblit.

Le champ magnétique terrestre

« Ces premiers résultats démontrent les excellentes performances de Swarm, » déclare Rune Floberghagen, responsable de la mission Swarm de l’ESA.

« D’une résolution jamais obtenue auparavant, les données montrent également que Swarm est capable de cartographier les caractéristiques du champ magnétique à une petite échelle. »

Les premiers résultats ont été présentés le 19 juin lors de la « Troisième réunion scientifique de Swarm » à Copenhague, Danemark.

Sofie Carsten Nielsen, ministre danois de l’enseignement supérieur et des sciences, a souligné la contribution du Danemark à la mission. Swarm est le successeur du satellite danois Ørsted, qui est toujours opérationnel, et de la mission allemande Champ.

Chacun des trois satellites de la constellation Swarm embarque une armada d’instruments parmi lesquels les magnétomètres à saturation de flux (VFM) qui mesurent la direction du champ magnétique et les magnétomètres scalaires absolus (ASM) qui enregistrent l’intensité du champ.

Le magnétomètre à saturation de flux a été fourni par l’Université Technique du Danemark. Le CNES et le CEA-Leti, à Grenoble, ont mis au point les magnétomètres scalaires absolus.

Un français, Gauthier Hulot, est l’un des trois scientifiques à la tête de l’équipe qui a proposé Swarm à l’ESA. Sous sa conduite, l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) assure l’expertise scientifique sur les magnétomètres ASM et joue un rôle majeur dans l’exploitation scientifique de l’ensemble de la mission. 

Swarm

Une dizaine d’instituts de recherche européens et canadiens collaborent au sein du centre d’application et de recherche de la constellation de satellites Swarm. Ce centre produit à partir des données de Swarm les modèles avancés qui décrivent chacune des sources mesurées du champ.

« Je suis très heureux de voir que Swarm s’est concrétisé, » a déclaré Kristian Pedersen, directeur de l’institut national spatial du Danemark.